Skip to content

La Méditation

23 juin 2010

Voici un reportage paru dans l’émission « une pilule, une petite granule » sur les bienfaits de la méditation. J’ai récemment commencé des cours de méditations-yoga, à croire que je n’arrive pas à me détendre par moi-même! Et bien, je me sens vraiment plus calme et « dans le moment présent » qu’avant. J’ai vraiment l’impression de calmer cette « tempête d’idées » qui traverse mon cerveau tous les jours…Je crois vraiment que la méditation devrait faire partie du quotidien de chacun…J’ai aussi regardé un film-documentaire très intéressant « The Buddha » (ICI pour le regarder). Ce film a été une révélation pour moi cette semaine…On y voit le Dalaï Lama expliquer les fondement du Bouddhisme, de la Sangha et du darma. Je me sens très proche de cette philosophie, c’est un peu ma ligne de conduite, un objectif de vie : suivre les enseignements de Bouddha. Ce n’est pas facile de rester zen, de convertir sa colère en compassion…Je n’y suis pas encore ! Mais pourquoi pas essayer de s’en approcher un peu tous les jours…

Émission du 5 novembre sur la Méditation

Accès au site : ICI

Longtemps perçue comme une pratique religieuse, voire ésotérique, la méditation a acquis ses lettres de noblesse, et ne cesse de gagner des adeptes. Aujourd’hui, son efficacité en matière de réduction du stress n’est plus à démontrer. Et ses bienfaits dans la prévention et le traitement de plusieurs problèmes de santé – dépression, maladies cardiovasculaires, cancers – sont de mieux en mieux connus, et reconnus.

Quelques 250 hôpitaux et cliniques à travers le monde proposent la méditation comme outil thérapeutique. C’est le cas du Centre ÉPIC, à l’Institut de cardiologie de Montréal, qui offre des ateliers à ses patients depuis 5 ans. Le Dr Robert Béliveau, animateur, explique comment la pratique de la méditation peut aider à rééquilibrer l’organisme, et ainsi, contribuer au bien-être et à la santé.

«On vit dans une culture qui stimule constamment le système nerveux sympathique, le système qui nous aide à repérer les situations de danger, de menace, de risque, et qui nous prépare à l’action, soit à la fuite, soit à la bagarre. Quand on conçoit ce risque, les muscles se tendent, le système cardiaque s’accélère, la tension augmente. Que cette menace soit réelle ou imaginaire, la même réaction va se produire.»
«On a un accélérateur, mais on oublie de peser sur le frein, poursuit le médecin. La méditation agit comme un frein; elle permet de retrouver l’accès au système nerveux parasympathique qui lui, décélère le cœur, ralentit la respiration, dilate les artères, etc. La méditation agit comme un repos; elle donne un temps d’arrêt pour réduire cette tension constante et continue, cette course dans laquelle on est embarqué comme culture.»

Cette tension constante et continue, ce stress chronique propre à la culture occidentale, a des effets dévastateurs sur la santé. On ne compte plus le nombre d’études qui ont démontré que le stress constituait un facteur de risque majeur dans le développement des maladies, du burn-out aux maladies cardiovasculaires. À l’inverse, on sait que la réduction du stress participe au processus de guérison, même dans les cas de cancer, et s’avère un outil de choix dans la prévention de plusieurs maladies.
«Ce qu’on mesure, par exemple, ce sont les impacts sur la tension artérielle, précise le spécialiste. La composante stress est extrêmement importante dans la genèse de la maladie coronarienne. Alors la méditation peut être utilisée et c’est pourquoi on a développé un programme au Centre ÉPIC pour aider les gens à réduire la dimension stress dans leur vie.»

Le stress, Gilles Breton connaît… Il a traversé des périodes extrêmement difficiles dans sa vie et a souffert de graves maux de tête pendant 25 ans, avant de trouver un soulagement dans la pratique régulière de la méditation. «Les maux de tête se sont aggravés avec les années. À un moment donné, c’est devenu assez catastrophique; il fallait que je fasse quelque chose. J’ai pris beaucoup de médicaments, j’ai pris toutes sortes de choses. Et puis, finalement, c’est la méditation qui m’a aidé le plus.»
Aujourd’hui, Gilles Breton se sent plus calme, perçoit la vie d’une façon différente. Ses maux de tête n’ont pas complètement disparu, mais ils sont devenus éminemment tolérables et ne l’empêchent plus de fonctionner normalement. «La méditation, pour moi, a été une espèce de bouée de sauvetage. Je m’y suis accroché. Maintenant, c’est comme un souffle de vie.»

Au-delà des preuves scientifiques, des études, «mesures» et autres «tests», les bienfaits de la méditation, somme toute, sont connus depuis bien longtemps… «Les traditions de l’Orient nous ont légué des outils extraordinaires, rappelle Robert Béliveau. Aujourd’hui, ils sont examinés par la science moderne. Ce mariage entre l’Orient et l’Occident est pour moi quelque chose d’absolument fabuleux; c’est une chance inespérée pour la culture occidentale. C’est reconnaître qu’il y a des pratiques qui sont là depuis 2 500 ans; c’est du solide! Il n’y a pas une pilule qui a duré 2 500 ans ou qui va durer 2 500 ans… Avec la méditation, on est devant quelque chose qui a traversé l’épreuve du temps.»


Méditer plutôt que ruminer

La méditation réduit le stress et la douleur, aide à prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires et participe également au processus de guérison de nombreux troubles et maladies d’ordre psychologique, dont l’anxiété et la dépression. Depuis plusieurs décennies, de très nombreux chercheurs se sont penchés sur les effets de la méditation sur la santé mentale, et les résultats sont plus que convaincants.

Vincent Paquette, chercheur en neuropsychologie à l’Université de Montréal, est l’un d’entre eux. Il a réalisé une étude sur les effets de la méditation chez une trentaine de personnes souffrant de dépression majeure; les résultats ont été publiés dans la revue scientifique International Review of Psychiatry en 2009.
Les participants de l’étude ont suivi une «psycho-neurothérapie», une forme d’entraînement à la méditation, qui se pratique en visualisant, sur écran, sa propre activité cérébrale, laquelle est mesurée par une série d’électrodes placées sur la tête. En vingt sessions, les participants devaient apprendre à modifier eux-mêmes leur activité cérébrale pour entrer dans un état méditatif. Trois sujets sur quatre (74 %) ont réussi l’expérience; ils ont réduit l’amplitude des fréquences très élevées, qui sont associées aux inquiétudes, aux «ruminations».
«Lorsqu’on est en dépression, lorsqu’on vit de l’anxiété, notre champ de conscience est vraiment altéré par des ruminations, par des inquiétudes excessives et exagérées, explique Vincent Paquette. Le ‘bruit interne’ est très, très, très grand, ce qui modifie le système respiratoire, le système cardiaque. La méditation est une technique qui vise exactement ça : la capacité à ne pas se laisser prendre dans la chaîne des idées qui amène une idée, qui amène une idée, qui amène une idée… En diminuant l’activité du cerveau, on réduit la quantité de ruminations, et la personne peut retrouver un état qui est beaucoup plus normal.»
Autre résultat observable de l’expérience : une augmentation de la cohérence de l’ensemble des régions cérébrales. «Le cerveau communique mieux, résume le chercheur. Les neurones commencent à se synchroniser, à travailler en même temps, et la personne ressent un état d’unité. Lorsqu’on a un trouble de santé mentale, tous les neurones ne travaillent pas à la même vitesse, ce qui crée une espèce de cacophonie à l’intérieur du cerveau.»

Zen pour tous?

Matthieu Ricard, moine bouddhiste, à l’instar des autres portant le même titre que lui, a poussé l’art de la méditation jusque dans ses ultimes limites. Il a participé à une recherche américaine dans laquelle on a mesuré la puissance de ses ondes gamma, des fréquences cérébrales que peu d’êtres humains sont capables de générer intentionnellement. Les ondes gamma peuvent produire une forme particulièrement intense d’altruisme, qu’on décrit parfois comme une compassion profonde et absolue pour l’univers, une émotion réservée aux sages de ce monde…
Mais Matthieu Ricard ne prêche pas; il parle avec humilité des perturbations mentales qui affectent tous les êtres humains… et auxquelles tous les êtres humains peuvent s’attaquer.
«Tout le monde a un esprit. Tout le monde peut constater que cet esprit ne fonctionne pas de façon optimale et peut remédier à certains des facteurs qui troublent cette paix intérieure : un déséquilibre émotionnel, des ‘toxines mentales’ comme l’agressivité, l’obsession, l’envie, l’arrogance… Tout le monde aspire à un meilleur état d’être, à plus de sérénité. Qui n’aspire pas à cela? L’entraînement de l’esprit concerne toute personne qui a un esprit.»
Tous les adeptes et spécialistes s’entendent : gérer son stress par la méditation est une question d’apprentissage, d’entraînement… et de discipline. Au programme : de 20 à 30 minutes par jour pendant quelques semaines. Tranquillement, les bienfaits se feront ressentir; le cerveau est un muscle qu’on entraîne comme d’autres. Dans le jargon, on parle de neuroplasticité. «Comment est-ce que le cerveau change? En étant exposé régulièrement à quelque chose de nouveau, explique Matthieu Ricard.

Que ce soit l’apprentissage du piano, du chant, de la gymnastique ou des échecs. Vous devenez chauffeur de taxi à Londres, vous apprenez par cœur les noms de 20 000 rues, en quelques mois; votre cerveau va changer. Si vous faites 20 minutes par jour de méditation sur la pleine conscience ou sur l’altruisme, votre cerveau va changer. C’est dans la nature des choses. Et si le cerveau change, les répercussions physiologiques vont suivre. L’idée, c’est que ces 20 minutes vont transformer la qualité des 23 heures et 40 minutes qui restent dans la journée, y compris le sommeil. La méditation est destinée à donner un parfum différent au reste de vos activités, sinon ça ne servirait à rien!»

Plus de 3 000 études

L’intérêt de la communauté médicale pour la méditation a connu un essor important grâce aux travaux de Jon Kabat-Zinn, biologiste et professeur de médecine à l’Université du Massachusetts. Le scientifique s’est intéressé aux effets de la méditation sur les problèmes de santé dès la fin des années 1970.
Près de 3000 études ont été réalisées depuis. Bien sûr, elles ne sont pas toutes concluantes, mais plusieurs d’entre elles ont retenu l’attention; elles indiquent des effets bénéfiques importants de la méditation sur le contrôle de l’hypertension artérielle, le fonctionnement du système immunitaire (prévention de la grippe) et le traitement du psoriasis.



One Comment leave one →
  1. 31 janvier 2011 9:40

    tres tres tentent tout ça… je commence depuis hier a m’intéresser de plus prêt aux bien fait, et au technique de méditation… et j’ai vraiment le désire de m’y mettre sérieusement mais pas a pas🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :